|
|
|
|
Le sport est un facteur reconnu de protection de
la santé : dans les pays développés, on vit
mieux et plus longtemps si l'on pratique une
activité physique adaptée et bien conduite. Dans
certaines situations (diabète ou problèmes
cardiovasculaire), l'activité physique est même
considérée comme une thérapeutique à part
entière. Mais il est des cas où la pratique
sportive peut constituer un facteur de risque
sanitaire : l'absence de dépistage initial des
contre-indications, une qualité des soins
déficiente, la recherche de la performance à
tout prix ou le détournement de la fonction
médicale au profit d'une aide à la performance
en sont des exemples significatifs.
Partant de ce constat, la loi du 5 avril 2006,
désormais codifiée dans le code du sport
(articles L.230-1 et suivants) propose les
éléments de réponse aux soucis de protection de
la santé du sportif et de lutte contre le
dopage. Elle s'appuie sur trois grands axes (la
prévention, le soin et la répression) parmi
lesquels les dispositions en faveur de la
prévention sont incontestablement les plus
nombreuses. Elles impliquent l'ensemble des
acteurs et secteurs susceptibles d'influencer la
santé des sportifs.
Les articles L.212-1 et L.230-1 prévoient ainsi
une formation à la prévention du dopage pour les
médecins du sport, les enseignants et les
personnes pouvant enseigner, animer ou encadrer
une activité physique ou sportive contre
rémunération.
Les différents partenaires du monde sportif sont
également concernés par certaines orientations
de la loi.
Les fédérations sportives doivent, aux termes de
l'article L.231-5, veiller à ce que les
programmes d'entraînement et le calendrier des
compétitions qu'elles organisent ou agréent ne
nuisent pas à la santé de leurs licenciés. Elles
doivent également développer, auprès des
licenciés et de leur encadrement, une
information de prévention contre l'utilisation
de substances et procédés dopant avec l’appui
des Antennes Médicales de Prévention du Dopage
(prévues à l’article L.232-1 du code du sport).
Le sportif n'est enfin pas oublié puisqu'en
préalable à la délivrance de sa première
licence, l'article L.231-2 lui impose, la
production d'un certificat médical de non
contre-indication. En cas de pratique
compétitive, l'absence de contre-indication doit
être attestée chaque année (article L231-3). Et
s'agissant de la prévention sanitaire des
sportifs de haut niveau et des sportifs issus
des filières d’accès au sport de haut niveau,
elle est confiée aux fédérations par la mise en
place d’une surveillance médicale particulière
(article L.231-6).
Parallèlement, d’autres outils et dispositifs de
prévention existent, qu’ils soient directement
mis en place par le ministère de la jeunesse,
des sports et de la vie associative ou par les
acteurs sportifs et associatifs :
●
Le numéro vert "
Ecoute dopage " (0 800 15 2000)
●
la mallette «
le sport pour la santé » réalisé par le CPLD
puis l’AFLD en collaboration avec le ministère
de la jeunesse, des sports et de la vie
associative.
Numéro vert « Ecoute
dopage » (0 800 15 2000)
Le numéro vert « Ecoute dopage » (0 800 15 2000)
est un espace d’écoute privilégié destiné à
aider et à orienter efficacement les sportifs en
difficulté face au dopage et toutes les
personnes concernées de près ou de loi par les
questions concernant le dopage. Ouvert en
novembre 1998, ce numéro vert national est
gratuit (pour un appel passé à partir d’un poste
fixe). Financé par le ministère de jeunesse, des
sports et de la vie associative, il fonctionne
du lundi au vendredi de 10 h à 20 h toute
l‘année et pour tout le territoire français
(métropole et DOM-TOM). Son service d’accueil
est assuré par des psychologues et un médecin du
sport qui ont reçu une formation spécifique sur
le dopage et la toxicomanie. Les chargés
d’accueil téléphonique sont soumis au respect du
secret professionnel ; les appelants peuvent
donc s’exprimer de manière anonyme, dans un
climat favorable à l’écoute, sans dramatisation
ni banalisation du phénomène de dopage. La
confidentialité sera respectée. Cette équipe,
gérée par un coordinateur qui apporte un soutien
technique aux écoutants et assure l’articulation
du service avec le ministère de la jeunesse, de
sports et de la vie associative est en relation
constante avec des experts pharmaciens,
médecins, vétérinaires ou juristes.
En partenariat avec le site Internet dopage.com,
l’équipe d’ « Ecoute Dopage » a également mis en
place le dispositif « Centre d’appel Internet »
qui permet aux personnes connectées (sur le site
dopage.com ou notamment, les sites de
fédérations partenaires, si elles le souhaitent,
d’être rappelées de manière automatique et
anonyme par un professionnel de la psychologie
du sport ou de la médecine du sport.
Données statistiques :
Depuis sa création, le numéro vert « Ecoute
Dopage » a été composé plus de 80 471 fois et 50
830 appels soit 63% des appels ont été
réceptionnés.
Le rapport d’activité 2005 d’Ecoute Dopage met
en évidence les éléments suivants :
Les appelants sont en majorité des hommes (82%)
dont 45% sont des sportifs. Leurs requêtes sont
diverses :
- demande d’informations
- aide à la résolution d’un problème
- demande de soutien médical, psychologique ou
social.
En 2005, le point d’inquiétude fort pour les
athlètes, les entraîneurs et les médecins a
porté sur la mise en œuvre des autorisations
d’usage thérapeutiques (mode de délivrance et
d’utilisation).
Bien que les appelants soient en majorité des
adultes ( 88%), le numéro vert reste un lieu
d’expression pour les adolescents sportifs.
Les appels concernent la consommation de
certains produits tels que les compléments
alimentaires et les stimulants ou certaines
disciplines sportives comme la musculation, le
cyclisme ou l’athlétisme.
Outre le Languedoc-Roussillon, lieu
d’implantation du service, 3 grandes régions
concentrent près de 40% des appels : il s’agit
de l’Ile de France, le Rhône-alpes, l’Aquitaine
et le PACA.
La durée moyenne des appels est de 8 minutes,
33% de ces appels durent moins de 5 minutes et
12% sont supérieurs à 10 minutes. La mission
principale des écoutants ne se limite donc pas à
donner des informations rapides sur les
produits. Elle doit également aider l’appelant à
s’interroger sur sa conduite et son désir
d’arrêter de consommer certains produits.
●
Télécharger le rapport d'activité :
Bilan annuel 2005
●
Télécharger le rapport d'activité :
Bilan annuel 2004
La mallette « Le sport
pour la santé »
La mallette de prévention « Le sport pour la
santé » a été créée par le Comité National
Olympique et sportif Français (CNOSF) en
collaboration avec le ministère de la jeunesse,
des sports et de la vie associative et le CPLD
devenu AFLD afin de sensibiliser les jeunes
sportifs et l’ensemble des acteurs constituant
son environnement aux bonnes pratiques du sport
et à la prévention du dopage. Elle a pour
objectif d’apporter un message de prévention
cohérent et compréhensible à tous les
intervenants du monde sportif (en premier lieu
l’athlète mais aussi sa famille, son entraîneur,
les dirigeants du club ou les organisateurs de
compétitions sportives) et se réfère aux
derniers textes antidopage en vigueur tout en
bénéficiant de mises à jour régulières. Elle
doit déboucher notamment sur l’organisation de
séances d’information et de débats dans les
clubs. Elle est diffusée par les fédérations,
les CROS, CDOS, DRDJS, DDJS, les CREPS ou encore
les antennes médicales de prévention du dopage.
Elle est également proposée à la vente par le
CNOSF.
La mallette contient un certain nombre de
documents d’information et de pédagogie
traitants des bienfaits du sport et des dangers
du dopage :
- un guide de prévention composé de fiches
regroupées en 7 grands chapitres (sport dans la
société, bienfaits de la pratique sportive,
dopage, facteurs de vulnérabilité…)
- un outil multimédia comprenant un film, un
documentaire, une série d’animations et un
diaporama
- 2 fiches recommandations et outils pour
l’intervenant
- un jeu de 16 fiches
- une bibliographie
- un pin’s « sport Net »
- un éventail « parcours sans faute »
- un jeu de carte « sport net challenge »
- un catalogue de produits complémentaires
édités entre autres par le ministère de la
jeunesse, des sports et de la vie associative.
En décembre 2006, à l’initiative du ministère de
la jeunesse, des sports et de la vie
associative, a été établi un groupe de travail
sur la prévention du dopage ayant pour objectif
de définir une stratégie à court et moyen terme,
partagée avec l’ensemble des acteurs concernés.
|
|
|
Présentation des recensements formation et outils
|
La loi du 5 avril 2006 relative à la lutte contre le dopage et à la protection de la santé des sportifs attribue au ministère chargé des sports un rôle central dans l’engagement et la coordination de la prévention, de l’éducation et de la recherche en matière de dopage.
Dans ce cadre, un groupe de travail national réunissant des représentants des principales structures impliquées dans ce domaine ou ayant une expérience en matière de prévention a été mis en place en décembre 2006.
Les objectifs de ce travail partagé en matière de prévention des conduites dopantes sont
- de dégager et de diffuser des bonnes pratiques afin d’accompagner les différents partenaires de la
prévention et d’améliorer l’efficacité de celle-ci,
- de favoriser à cette fin la communication entre les différents acteurs et l’utilisation d’un vocabulaire et d’objectifs communs,
- de repérer des manques éventuels afin d’encourager les acteurs à investir les champs peu développés. |
| |
Afin de définir une stratégie de prévention pertinente et cohérente, ce groupe de travail a jugé nécessaire de compléter l’état des lieux, notamment des connaissances du phénomène et des actions conduites par les différents partenaires pour lutter contre le dopage.
Deux recensements ont été réalisés dans le courant de l’année 2007 : |
| Le docteur Patrick Laure, médecin conseiller à la direction régionale jeunesse et sports de Lorraine, a assuré l’analyse de ces questionnaires. |
| Les résultats seront disponibles sur ce site très prochainement. |
La réalisation de cette étude a été confiée au laboratoire « sport et culture » de l’UFR STAPS de Paris X Nanterre.
Le Ministère chargé des sports remercie par avance l’ensemble des acteurs de la prévention du dopage et des conduites dopantes pour leur participation active à ces recensements. |
|
|
Un guide à leur attention est en cours de finalisation, afin de les accompagner dans la préparation, le déroulement et l’évaluation de leurs actions. Ce guide prendra en compte les éléments résultant de l’analyse de ces recensements. |
|
|
| |
|