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Lorsque le recours à des substances ou à des
procédés prohibés est révélé par l’analyse, une
procédure disciplinaire est engagée par la
fédération concernée ou par l’Agence Française
de Lutte contre le Dopage, lorsque le sportif
concerné n’est pas licencié d’une fédération
sportive française.
Le sportif peut demander une contre-expertise
dans un délai de 5 jours à compter de la
réception de la lettre lui énonçant les griefs
retenus contre lui (ou 10 jours en cas de
domiciliation hors de la métropole).
Si le sportif ne la demande pas ou si la
contre-expertise confirme le résultat de la
première analyse, une instruction est ouverte
par l’instance fédérale de première instance qui
procède à l’audition du sportif. Le sportif peut
être assisté par un avocat ou par toute personne
de son choix.
Une procédure disciplinaire peut être également
engagée :
- contre un sportif qui ne se présente pas à un
contrôle antidopage ;
- contre un sportif (de haut niveau ou
professionnel) qui ne transmet pas les
informations relatives à sa localisation (pour
que soient effectués des contrôles inopinés) ;
- contre une personne (autre que le sportif lui
même) qui s’oppose à un contrôle antidopage ; et
- contre une personne participant à un trafic de
produits dopants.
Dans les deux derniers cas, les personnes sont
passibles de sanctions pénales.
L’organe disciplinaire fédéral doit se prononcer
dans un délai de 10 semaines en première
instance et dans un délai maximum de 4 mois en
appel, à compter du jour où le procès-verbal de
constat d’infraction a été transmis à la
fédération.
Il prononce des sanctions sportives et
disciplinaires définies par le règlement relatif
à la lutte contre le dopage (cf. décret
n°2006-1768 du 23 décembre 2006).
En cas d’usage de produits dopants,
- la sanction disciplinaire en cas de première
infraction va de 2 ans à 6 ans de suspension ;
- en cas de récidive, la sanction va de 4 ans de
suspension à la suspension à vie.
Les sanctions encourues sont identiques en cas
de soustraction ou d’opposition à contrôle
antidopage.
Par dérogation, lorsqu’un sportif est contrôlé
positif à une substance interdite qualifiée de «
spécifique » dans la liste des produits
interdits, la sanction est moins sévère :
- elle est comprise entre un avertissement et 1
an de suspension en cas de première infraction ;
- entre 2 ans et 6 ans de suspension en cas de
2ème infraction ; et
- entre 4 ans de suspension et la suspension à
vie en cas de troisième infraction.
Si le sportif bénéficie d’une autorisation
d’usage thérapeutique délivrée par l’A.F.L.D. et
correspondant à un résultat d’analyse positive,
le président de l’organe disciplinaire de
première instance classe l’affaire, après avis
du médecin fédéral.
En cas de trafic de produits dopants, l’organe
disciplinaire fédéral prononcera une suspension
comprise entre 4 ans et la suspension
définitive.
Les trafiquants, prescripteurs, pourvoyeurs et
incitateurs, relèvent pour leur part également
de procédures pénales et encourent des sanctions
pénales très lourdes (jusqu’à 5 ans
d’emprisonnement et 75 000 € d’amende).
L’AFLD est compétente :
- pour sanctionner les sportifs non licenciés
d’une fédération française ;
- infliger des sanctions aux sportifs licenciés
d’une fédération française lorsque celle-ci n’a
pas statué dans les délais prévus ;
- se saisir dans un délai d’un mois afin de
réviser les sanctions prononcées par les
fédérations ;
- étendre les sanctions fédérales à d’autres
fédérations.
Les décisions de l’AFLD peuvent faire l’objet
d’un recours non suspensif (ce qui signifie que
la décision doit être exécutée alors même
qu’elle fait l’objet de contestation) devant le
conseil d’Etat.
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