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La loi du 5 avril 2006,
désormais codifiée dans le code du
sport
(articles L.230-1 et suivants), comporte
trois nouveautés :
● création
d’une autorité administrative indépendante
chargée de veiller à l’efficacité et à
l’effectivité de la lutte contre le dopage
(AFLD) ;
● adaptation
des structures de soin et de prises en charge
des sportifs ayant eu recours à des pratiques
dopantes : les antennes médicales de prévention
du contre le dopage (AMPD) ;
●
conservation du volet pénal à l’encontre des
trafiquants et des pourvoyeurs de produits
dopants.
La loi crée l’Agence française de lutte contre
le dopage
(AFLD), autorité publique indépendante
aussi bien du pouvoir politique que du mouvement
sportif, et lui confie des responsabilités dans
plusieurs domaines :
● La
définition du programme annuel des contrôles
antidopage lors les évènements sportifs à
l’issue desquels sont délivrés des titres
nationaux, régionaux ou départementaux et des
contrôles individualisés s’agissant des sportifs
de niveau international et lors des
entraînements des sportifs ;
● La
délivrance des autorisations d’usage
thérapeutique après qu’un comité d’experts
médicaux a examiné le dossier fourni par le
sportif ;
● l’action
disciplinaire à l’encontre des sportifs ayant
contrevenu aux dispositions de la loi : elle est
saisie d’office lorsque les organes
disciplinaires d’une fédération sportive n’ont
pas statué dans le délai prévu par la loi qui
est de 4 mois ; elle peut de sa propre
initiative réformer toute décision de sanction
ou de relaxe prise par l’organe disciplinaire de
la fédération ; elle est compétente pour les
personnes non licenciées ayant participé à des
compétitions ou des manifestations sportives ;
elle peut de sa propre initiative ou à la
demande d’une fédération décider de l’extension
d’une sanction disciplinaire prononcée par une
fédération aux activités de l’intéressé relevant
d’autres fédérations ;
● la
participation aux actions de prévention,
d’éducation et de recherche mise en oeuvre en
matière de lutte contre le dopage : l’AFLD est
également membre de droit de la fondation Sport
Santé qui a pour objet de mener des campagnes de
prévention aussi bien en matière de santé des
sportifs que de lutte contre le dopage.
L’évolution de la dénomination et des missions
des structures de soin et de prise en charge des
sportifs ayant eu recours aux pratiques dopantes
crées par la loi du 23 mars 1999 les Antennes
Médicales de prévention et de lutte contre le
dopage deviennent les Antennes médicales de
prévention du dopage et voient renforcées leurs
missions de prévention. Ces structures
participent en France à un réseau cohérent de
prise en charge de ces sportifs en lien avec le
numéro vert gratuit et anonyme (0800 15 2000)
dont le service d’accueil est assuré par des
psychologues et un médecin du sport.
L’orientation des athlètes vers les Antennes
Médicales de prévention du dopage est proposé
s’il apparaît que l’état physique ou moral du
sportif nécessite une prise en charge médicale.
Les antennes médicales de prévention et de lutte
contre le dopage (AMPD) sont implantées dans les
établissements publics de santé et ont 5
missions essentielles :
● le soin
aux sportifs ayant eu recours à des pratiques
dopantes ou susceptibles d’y recourir ;
● le conseil
(aux sportifs, à leur entourage ou bien encore
aux fédérations) ;
● la
prévention du dopage
● la
recherche ;
● le recueil
de données épidémiologiques et la veille
sanitaire.
Ces antennes devront garantir l’anonymat aux
sportifs qui le demande et leur proposer, si
cela s’avère nécessaire, une véritable prise en
charge médicale gratuite.
La création et le fonctionnement des AMPD
s’inscrivent également dans une perspective de
pharmacovigilance et pharmacodépendance : il
s’agit d’en faire des lieux à même de pouvoir
suivre au plus près le mésusage ou l’abus de
produits par des sportifs.
Leur activité est désormais coordonnée par le
Ministère de la jeunesse, des sports et de la
vie associative.
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